La langue et les noms québécois fournissent des images saisissantes. L’ex-ministre Marc Bellemare l’illustre alors qu’il jette le même pavé dans la mare trouble du gouvernement libéral. Il affirme détenir des preuves du traffic d’influence lié au financement des Libéraux mais n’en parlerait qu’en commission parlementaire, ce qui lui sera refusé, encore une fois. Commentant la nouvelle hier le 23 août à TVA, Jean Lapierre compare Bellemare à ‘une roche dans le soulier de Jean Charest.’
Témoignant en ce moment devant la Commission Bastarache dont il a mis l’impartialité en doute dès le début, Marc Bellemare cite Franco Fava comme lui ayant parlé de Marc Bisson, fils de Guy Bisson, collecteur de fonds libéral de l’Outaouais. Il soutient qu’il fallait donner à Marc Bisson un poste de juge. On peut suivre les travaux de la Commission Bastarache en direct : c’est lent mais théâtral. Lisez la suite – »
Le jeudi 12 août, Porte Parole participe à une table ronde imagée intitulée L’Art de changer les choses offerte par l’Institut du Nouveau Monde dans le cadre de l’édition 2010 de son Festival de l’expression citoyenne. Le thème : l’Art en tant qu’outil d’intervention sociale. Annabel Soutar y présentera son approche d’un théâtre porteur de langage citoyen et précurseur d’un nouvel engagement au Québec. Elle échangera avec les intervenants du Wapikoni mobile et de Jeunes musiciens du monde.
Une table ronde gratuite et ouverte à tous… Qu’en dites-vous?
Jeudi 12 août 19h30 – Université Concordia
Pavillon John Molson School of Business, Salle MB 1.210, 1455 De Maisonneuve Ouest.
Là où il y a des hommes, il y a de l’hommerie! C’est un adage sans âge… Dans tous les domaines, à toutes les époques, il déplore la malhonnêteté, le fond d’avidité et d’égoïsme qui bondit sur toute occasion de profit : asphaltage, construction de viaducs, de garderies, etc.
Aujourd’hui, pendant que d’autres enquêtes publiques sont réclamées, la commission Bastarache bat de l’aile avant même d’entrer en fonction. En effet, Me Pierre Cimon renonce à y siéger parce que soupçonné de partialité en tant que contributeur du Parti libéral. Il réagit aux critiques de l’ex-ministre Bellemare, qui, en principe, n’a plus voix au chapitre. L’enjeu de la nomination des juges incite chacun à plonger dans la mêlée, souvent pour défendre d’autres intérêts que le bien commun. Lisez la suite – »
Woody Allen a dit : «Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour.» Toutefois pour ma part, ces derniers temps, je sens un vent de participation citoyenne qui se lève. Est-ce qu’on en a toléré assez pour réclamer un peu mieux?
Aujourd’hui, on a découvert un petit quelque chose à déguster dans La Presse.
Cette caricature reflète l’importance des enjeux qui font l’objet de reportages à l’émission Enquête depuis une semaine. Si vous avez manqué l’épisode de la semaine dernière sur le “Génie sous haute surveillance”, vous pouvez le visionner en vous rendant à Tou.tv
Un témoignage choc est paru cette semaine dans les médias: le policier qui a supervisé l’enquête de l’effondrement du viaduc du Souvenir à Laval est persuadé qu’il y a eu négligence criminelle. Et bien sûr, non punie: “Il y a eu des blâmes et des reproches, mais jamais d’accusations”, selon le résumé du reportage d’Alain Gravel. Ce reportage sera diffusé à 20h, demain jeudi le 4 mars à l’émission Enquête sur les ondes de Radio-Canada.
Si ces déclarations ne sont pas de grandes surprises pour tous ceux qui connaissent la trilogie Sexy béton, cela laisse présager qu’on va en entendre davantage dans les semaines à venir. Et ça, c’est une bonne chose!
Ce week-end, j’ai eu l’occasion de voir un film que je voulais voir depuis longtemps : L’Affaire Coca-Cola. Il s’agit d’un documentaire comme je les aime : ceux qui explorent la relation entre David et Goliath, la victime et son oppresseur, le pauvre et le riche. Comme Sexy béton, qui est ancré sur l’expérience des familles après l’effondrement, ces types de documentaires stimuent notre volonté d’aller au-délà des structures de pouvoir en place. Lisez la suite – »
Enthousiasmée d’entendre un titre comportant Concorde à l’antenne de Radio-Canada ce matin, je me suis dépéchée de faire ma revue de presse ce matin. Toutefois, l’histoire en question traitait oui d’un effondrement mais non pas d’un pont, sinon celui de l’avion supersonique Concorde. S’ouvre aujourd’hui le procès sur l’accident de Continental Airlines à Paris qui a tué 113 personnes et mis fin à son utilisation commerciale.
Quand j’ai découvert la pièce Sexy béton, j’étais agréablement surprise à quel point la forme du théâtre documentaire a un impact bien différent de celui du cinéma documentaire. Les pièces font converger les personnes touchées de proche ou de loin par l’histoire de Concorde, les discussions après les pièces permettent notamment de partager avec ces gens. A travers ces moments de partage et d’autres entrevues avec l’auteure Annabel Soutar, des membres des familles des victimes telles que Maria Mercadante, les Goyettes ou André Perrier, le metteur en scène de Sexy béton I -II, j’ai eu la chance de comprendre la guérison qu’influence cette forme d’art méconnue.