Aussi essentielle qu'originale.

Solange Lévesque, Le Devoir

Pleine d'information, d'émotion et d'humour.

André Ducharme, Radio-Canada

Qu’est-ce que ça veut dire, être Algérien à Montréal au début des années 2000? Pour répondre à cette question, Porte Parole s’associe en 2004 au réalisateur et auteur d’origine algérienne Bachir Bensaddek. À partir d’entretiens réalisés auprès de membres de la communauté algérienne, Montréal la blanche donne la parole à des femmes et des hommes partagé·e·s entre la mémoire de la guerre civile, l’espoir d’une nouvelle vie et le quotidien parfois brutal de l’exil.

Montréal la blanche

C’est ici la première fois que Porte Parole produit une pièce documentaire dont le texte n’est pas signé par Annabel Soutar. Jusqu’alors, les créations de la compagnie – Novembre, 2000 Questions et Santé! – étaient toutes issues de ses enquêtes. En confiant le texte à Bachir Bensaddek et la mise en scène à Philippe Ducros, la compagnie ouvre son processus documentaire à un créateur qui parle de sa propre communauté de l’intérieur.

À partir de nombreux entretiens menés auprès de nouveaux arrivants, la pièce s’intéresse aux conditions de vie des immigré·e·s algériens à Montréal, marqués à la fois par la mémoire de la “décennie noire” en Algérie et par les défis très concrets de l’exil: travail, logement, statut social, sentiment d’appartenance. Présentée au Monument-National au printemps 2004, dans le Studio, Montréal la blanche prend la forme d’un théâtre documentaire où les histoires intimes se mêlent aux grandes secousses politiques.

Affiche du film Montréal la blanche (2016)
Affiche du film Montréal la blanche (2016)

Affiche du film Montréal la blanche (2016)

Bachir Bensaddek (Photo : K-Films Amérique)
Bachir Bensaddek (Photo : K-Films Amérique)

Bachir Bensaddek (Photo : K-Films Amérique)

Montréal la blanche a connu une seconde vie en 2016, lorsque Bachir Bensaddek en a signé l’adaptation cinématographique. Le film, qui suit deux immigrants algériens coincés dans un taxi la veille de Noël, prolonge la réflexion de la pièce sur le déracinement, le racisme et la difficulté de “faire sa place” dans une métropole comme Montréal.

Dans l’histoire de Porte Parole, Montréal la blanche reste un jalon important: une des premières grandes enquêtes scéniques de la compagnie et la première fois où son approche documentaire sert de tremplin à la parole d’un auteur invité. Vingt ans plus tard, alors que la question du vivre-ensemble et de l’accueil des personnes immigrantes demeure centrale au Québec, cette pièce continue d’éclairer, depuis le siège arrière d’un taxi montréalais, notre façon de partager la ville.

Dans les médias en 2004

Productions

Porte Parole aimerait remercier les donateurs suivants pour leur appui.

Conseil des arts et des lettres du QuébecConseil des arts de Montréal