Commission Bastarache : Bellemare, une roche dans le soulier de Charest…

La langue et les noms québécois fournissent des images saisissantes. L’ex-ministre Marc Bellemare l’illustre alors qu’il jette le même pavé dans la mare trouble du gouvernement libéral. Il affirme détenir des preuves du traffic d’influence lié au financement des Libéraux mais n’en parlerait qu’en commission parlementaire, ce qui lui sera refusé, encore une fois. Commentant la nouvelle hier le 23 août à TVA, Jean Lapierre compare Bellemare à ‘une roche dans le soulier de Jean Charest.’

Témoignant en ce moment devant la Commission Bastarache dont il a mis l’impartialité en doute dès le début, Marc Bellemare cite Franco Fava comme lui ayant parlé de Marc Bisson, fils de Guy Bisson, collecteur de fonds libéral de l’Outaouais. Il soutient qu’il fallait donner à Marc Bisson un poste de juge. On peut suivre les travaux de la Commission Bastarache en direct : c’est lent mais théâtral.

Les commentaires sur les blogs portent beaucoup sur la crédibilité de Bellemare et de Charest (voir le blog de Jean-François Lisée, par exemple). Mais au-delà de la sincérité des individus, la question des valeurs partagées, comme l’honnêteté, est au centre du témoignage de l’ex-ministre. On y observe le proverbial iceberg : une pointe de corruption dépasse, mais sous la surface tout le contrat social est éventré. Si la brèche dans la confiance citoyenne n’est pas colmatée, on perdra les gains d’années de pratique démocratique. La jeune génération de foi cathodique retiendra que voter n’importe pas plus que de cliquer sur tel ou tel pixel.

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