Élections : le système SMUT…

L'escargot canadien avalera-t-il une bouchée rouge?

Maintenant que la poussière, et pas mal de pluie, retombent sur les élections fédérales du 2 mai, quelques faits s’imposent :
. Les Conservateurs n’avaient pas obtenu de majorité depuis 27 ans
. Le NPD n’avait jamais fait élire tant de députés, ni atteint le statut d’Opposition officielle
. Les Libéraux n’avaient jamais été relégués en 3e place, mais ne sont pas tombés si bas que les Conservateurs après Mulroney (1993)
. En comptant les Québécois, les électeurs canadiens semblent répartis entre la droite et la gauche
. Sans le Québec, le Canada penche nettement à droite

. Pour l’instant, personne ne semble lier l’aspect ludique du vote québécois aux limites de notre système uninominal, qui, croyez-le ou non, a pour acronyme SMUT!Dans l’ensemble, malgré une légère remontée du taux de participation, la tendance lourde montre des électeurs qui évitent les boîtes de scrutin. Certains recommandent d’offrir une bonne réduction d’impôt aux contribuables qui exercent leur droit de vote. C’est une idée, mais ne serait-ce pas injuste pour les plus démunis, qui ne participent pas directement au prélèvement fiscal? Peut-être qu’au contraire, il faut faire payer très cher leur droit de vote aux gens fortunés… Oups! J’oubliais, ils le paient déjà, mais obtiennent souvent quelque chose en échange.

Ma suggestion de réforme du système n’exige pas de calcul complexe. La règle des fractions permettrait de l’établir. Au-delà d’un seuil minimal, si vous avez 10% des votes, vous siégez 10% du temps et touchez 10% du salaire d’un député. Avec 50% du vote, vous siégez la moitié du temps pour la moitié de la paie. Donc, seule la personne élue par acclamation travaillerait constamment. À prévoir : moins de candidats, plus d’écoute de l’électorat, et beaucoup de concertation…

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