Même si la corruption au Québec inspire de beaux vidéos comme celui-ci, voici le lien de la pétition exigeant la démission de Jean Charest. Elle dénonce chez notre premier ministre une propension déplorable au copinage d’affaires. Le Québec a beau tergiverser quant à son statut constitutionnel, il y a peu de progrès à espérer si notre avenir dépend de promoteurs privés qui ne veulent le bien commun que pour socialiser les coûts et privatiser les profits. Chaque jour, un nouveau scandale confirme les soupçons qui pèsent sur le gouvernement libéral. Au congrès du PLQ à Lévis, un seul membre s’est levé pour proposer de parler d’une enquête sur l’industrie de la construction (nommée “de la corruption” par Jean Charest). Personne ne s’est levé pour l’appuyer.
On est en mots dits! Porte Parole a 10 ans.
Les 10 ans de Porte Parole ont été fêtés dignement hier soir à la Sala Rossa. Les invités, dès leur entrée, étaient accueillis par le nouveau slogan On est en mots dits, qui flottait littéralement sur des centaines de ballons gonflés à l’hélium. Après quelques verres et de délicieuses bouchées préparées par Les Gourmets pressés, ils ont suivi une série de sketches évoquant le chemin parcouru en dix ans, au fil de sept productions et de très nombreuses collaborations. Lisez la suite – »
Laval, PPPP (paradis des PPP)
La Ville de Laval dédie de 60 à 100 millions de dollars par an aux travaux d’infrastructures. Quelle proportion de cette somme va au génie-conseil? Sur ce, combien d’argent est voué à une supervision plus étroite? Personne ne le sait. Face à la collusion dans la gestion des contrats, Laval n’a pas non plus d’instruments d’enquête. Faute de bons outils, le maire Vaillancourt laisse à l’escouade Marteau le soin de taper sur le bon clou…
Malgré ses lourdes conséquences, à Laval, le type de gestion nébuleuse ayant mené à l’effondrement des viaducs du Souvenir et de la Concorde semble bien installé. L’île a des allures de PPPP : paradis des partenariats publics-privés. Le Devoir publie aujourd’hui un article intitulé Laval, eldorado des firmes de génie-conseil. Lisez la suite – »
30 septembre 2006, le viaduc de la Concorde s’écroule

Un bouquet anonyme...
En ce 30 septembre, il semble que nous oublions un triste anniversaire : il y a 4 ans aujourd’hui, le viaduc de la Concorde, à Laval, s’est écroulé. Oublions-nous parce que celui du Souvenir s’était effondré avant? Pourtant, tous les problèmes qui ont mené à ce tragique événement et à ses conséquences sont restés très actuels. On connait toujours mal les dessous d’un système qui évite de responsabiliser les constructeurs négligents. L’injustice faite aux victimes et à leurs proches n’a pas été reconnue. Le garçon dont les parents ont péri sous les décombres grandit sans consolation. Ces gens qui souffrent espèrent encore que leur malheur puisse être évité à d’autres. Pour cela, il faut que le gouvernement reconnaisse qu’il s’agissait d’autre chose que d’un accident de la route. On répare les routes et les ponts, mais les victimes attendent toujours réparation.
Bastarache, les mots clés : trafic d’influence
Maintenant que plusieurs témoins ont été entendus, que sait-on de plus grâce à la Commission Bastarache? Rien de concluant, sinon que Charest par l’entremise d’avocats payés par les contribuables est prêt (Je suis prêt!) à noyer le poisson : tentatives de discrédit du témoin à charge, coupage de cheveux en quatre dans le sens de la longueur (des longueurs, il y en a en masse) pour des détails sans portée probante, tels stylos et encres, et contradictions flagrantes exemptées de tout examen soutenu. Les termes “trafic d’influence” ne sont guère prononcés. Ce sont pourtant des mots clés dans toute l’affaire du type de gestion installé par les Libéraux. Et l’argent n’est qu’un lubrifiant : influencer le détenteur d’un poste officiel en échange d’avantages intangibles est tout aussi malhonnête, mais, et là réside l’ampleur du problème, beaucoup plus difficile à prouver.
Le 22 septembre, la crédibilité du commissaire Bastarache lui-même a encore chancelé quand il a tancé Me Bertarnd. Il s’est ravisé ensuite, probablement sur l’avis de conseillers à l’image qui doivent avoir scénarisé l’ensemble des procédures. Aujourdhui, un mois après son rival judiciaire, Charest témoigne. J’entends déjà son ton las, celui qu’il prend quand il respire, je veux dire quand il ment. Lisez la suite – »
Séismes : mieux vaut prévenir…
Une annonce importante pour la région de Charlevoix mérite d’être soulignée : les hôpitaux de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul seront reconstruits pour éviter qu’ils s’effondrent lors d’un séisme. On remarque d’abord la prudence des autorités. Dans un secteur exposé aux tremblements de terre, mieux vaut prévenir et vérifier la solidité des édifices que de déplorer leur fragilité après coup. Ensuite, il faut féliciter Mme Marois et M. Bolduc de leur présence sur la même photo. Au-delà de la question des hôpitaux à reconstruire, c’est un symbole d’espoir quant à des gestes politiques moins polarisés. À défaut d’une représentation proportionnelle, nous pourrions tempérer le conflit ritualisé de notre pratique démocratique. Qu’en dites-vous?
Commission Bastarache : Bellemare, une roche dans le soulier de Charest…
La langue et les noms québécois fournissent des images saisissantes. L’ex-ministre Marc Bellemare l’illustre alors qu’il jette le même pavé dans la mare trouble du gouvernement libéral. Il affirme détenir des preuves du traffic d’influence lié au financement des Libéraux mais n’en parlerait qu’en commission parlementaire, ce qui lui sera refusé, encore une fois. Commentant la nouvelle hier le 23 août à TVA, Jean Lapierre compare Bellemare à ‘une roche dans le soulier de Jean Charest.’
Témoignant en ce moment devant la Commission Bastarache dont il a mis l’impartialité en doute dès le début, Marc Bellemare cite Franco Fava comme lui ayant parlé de Marc Bisson, fils de Guy Bisson, collecteur de fonds libéral de l’Outaouais. Il soutient qu’il fallait donner à Marc Bisson un poste de juge. On peut suivre les travaux de la Commission Bastarache en direct : c’est lent mais théâtral.
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Table ronde imagée à l’Institut du Nouveau Monde

Quand la Concorde s'effondre... Sexy béton
Une table ronde gratuite et ouverte à tous… Qu’en dites-vous?
Jeudi 12 août 19h30 – Université Concordia
Pavillon John Molson School of Business, Salle MB 1.210, 1455 De Maisonneuve Ouest.
DES PROPOS ET DES HOMMES : Pierre Cimon renonce
Là où il y a des hommes, il y a de l’hommerie! C’est un adage sans âge… Dans tous les domaines, à toutes les époques, il déplore la malhonnêteté, le fond d’avidité et d’égoïsme qui bondit sur toute occasion de profit : asphaltage, construction de viaducs, de garderies, etc.

Aujourd’hui, pendant que d’autres enquêtes publiques sont réclamées, la commission Bastarache bat de l’aile avant même d’entrer en fonction. En effet, Me Pierre Cimon renonce à y siéger parce que soupçonné de partialité en tant que contributeur du Parti libéral. Il réagit aux critiques de l’ex-ministre Bellemare, qui, en principe, n’a plus voix au chapitre. L’enjeu de la nomination des juges incite chacun à plonger dans la mêlée, souvent pour défendre d’autres intérêts que le bien commun. Lisez la suite – »
Bombe et éclaboussures : des juges et un parti, le PLQ
Date: Lundi 12 avril 2010
Évènement: L’ex-ministre Bellemare déclare avoir dû nommer des juges sous la pression de certains contributeurs du PLQ.
Quelques réponses du public (disponibles en quantité astronomique sur internet, tous les genres, toutes les influences sont admises!):




