Claude Goyette et Mireille Reid se souviennent

Vidéo : Andrew Krajewski


Le Rapport Duchesneau tel que prévu par Sexy béton…

Ce que l’on peut nommer le Rapport Duchesneau contient plusieurs révélations qui semblent carrément tirées de la pièce Sexy béton, entre autres quant aux fameux ‘extras’ permettant à certains entrepreneurs de profiter royalement des deniers publics (alors qu’on comprime la Santé et l’Éducation!). En effet, ceux qui ont vu la pièce se souviendront de la scène où un entrepreneur anonyme explique le principe de la facturation bidon et des gains additionnels qu’elle procure. D’autres aspects de la pièce sont aussi confirmés dans le rapport, notamment la complicité établie entre les firmes habituées à gérer les contrats gouvernementaux et certaines figures louches du crime organisée. Enfin, l’absence de prise de responsabilité des autorités publiques quant aux pertes de vies humaines est expliquée par la connivence entre politiciens, financiers et entrepreneurs dans ce que le célèbre lapsus de Jean Charest a si clairement décrit comme « l’industrie de la corruption. »

La démission de Mme Normandeau et la partie de chaises musicales qui l’a suivie révèlent leur partition : retirer M. Sam Hamad des Transports et en détourner l’attention. Le rapport Duchesneau vient tout bousculer, mais Jean Charest convoque les médias pour dire qu’il ne l’a pas lu.


LA QUESTION DES INFRASTRUCTURES : QUE POUVONS-NOUS FAIRE?

Maude Laurendeau-Mondoux et Paul Stewart dans Sexy béton, l'intégrale. À l'arrière-plan : Pierre Collin. Photo : Robert Etcheverry

Ce texte d’Annabel Soutar a été publié par La Presse dans le courrier des lecteurs :

Il y a 4 ans, j’ai écrit une pièce intitulée Sexy béton à propos de l’effondrement du viaduc de la Concorde à Laval. Émue par les conséquences tragiques de l’accident, j’étais cependant inspirée comme auteur par l’ampleur poétique de cette histoire vraie. Un pont peut être le symbole d’un lien, d’une relation. Quand un pont s’écroule, cela signale une faille dans les structures du terrain commun qui unit deux entités séparées. Si le pont qui s’effondre a pour nom « Concorde » – un mot dont l’étymologie latine signifie harmonie – l’univers semble réclamer à hauts cris que quelqu’un mesure l’écho de l’événement. Voici la question que je me posais en 2006 : « est-ce que quelque chose de plus important qu’un viaduc est en train de s’écrouler au Québec? » Qu’est-ce que la défaillance des infrastructures me révèle sur moi-même et sur mes liens avec la société?

Fait intéressant, l’effondrement du viaduc de la Concorde n’était pas le premier cas problème du système routier québécois, mais le premier à retenir vraiment notre attention. En 2000, le viaduc du Souvenir s’est écroulé sur l’autoroute 15 et a tué un homme, Gilbert Vinson. L’enquête du Coroner n’a pas suscité assez d’attention médiatique pour nous intéresser au-delà du sang à la une. L’effondrement d’une structure appelée « Souvenir » était, ironiquement, presque totalement oublié six ans plus tard quand celui de la Concorde sonna un réveil brutal.

Au cours de la recherche liée à ma pièce sur le viaduc de la Concorde, j’ai interviewé des ingénieurs, des intervenants de la commission Johnson, des patrons de l’industrie de la construction et des spécialistes en conception de pont. Ma première question était toujours celle-ci : « pourquoi le viaduc est-il tombé? » Les réponses variaient dans les termes, mais contenaient le même message entre les lignes : l’effondrement de la Concorde n’était la faute de personne, et n’était sûrement pas l’indice de problèmes plus graves dans la société. C’était un accident « atypique » qui signalait peut-être le besoin d’investir davantage dans l’entretien des infrastructures, mais qui ne reflétait certainement pas d’enjeux plus vastes d’ordre politique, culturel ou éthique. Lisez la suite – »


Une preuve béton… mais la gravité nie tout!

Sam Hamad se fait rassurant...

L’effondrement le 31 juillet d’une structure du tunnel Ville-Marie constitue une preuve «béton» de l’ampleur du problème lié à notre sécurité et à la gestion des fonds publics. L’article de Mélissa Guillemette dans Le Devoir de ce matin résume bien la question. Elle rapporte le commentaire, devant la négligence de l’entretien des infrastructures, du chef de Projet Montréal M. Richard Bergeron, qui déplore que cet entretien «ne soit pas sexy.» Cela rappelle la pertinence de la pièce Sexy béton quant à l’effondrement du viaduc de la Concorde à Laval.

Une étrange déclaration du ministre des Transports Sam Hamad y figure aussi, et je cite : «Toutes les routes qui sont ouvertes sont sécuritaires [selon les critères du] ministère des Transports. Il n’y a aucun compromis avec la sécurité au Québec. [...]» Le ministre ne perçoit-il pas le paradoxe de ses propos? Il constate que les inspections ne suffisent pas à prévenir les catastrophes et contredit l’évidence même. Les routes sont sécuritaires, selon lui. Il n’est pas directement responsable de l’accident qui, heureusement, n’a tué personne. Mais puisque M. Hamad nie l’évidence, il devra s’avouer responsable du sort d’éventuelles victimes.

La prochaine fois, il dira que c’est la faute de la gravité. Mais la gravité niera tout : «j’ai toujours agi comme ça, c’est connu!»


Élections : le système SMUT…

L'escargot canadien avalera-t-il une bouchée rouge?

Maintenant que la poussière, et pas mal de pluie, retombent sur les élections fédérales du 2 mai, quelques faits s’imposent :
. Les Conservateurs n’avaient pas obtenu de majorité depuis 27 ans
. Le NPD n’avait jamais fait élire tant de députés, ni atteint le statut d’Opposition officielle
. Les Libéraux n’avaient jamais été relégués en 3e place, mais ne sont pas tombés si bas que les Conservateurs après Mulroney (1993)
. En comptant les Québécois, les électeurs canadiens semblent répartis entre la droite et la gauche
. Sans le Québec, le Canada penche nettement à droite

. Pour l’instant, personne ne semble lier l’aspect ludique du vote québécois aux limites de notre système uninominal, qui, croyez-le ou non, a pour acronyme SMUT! Lisez la suite – »


Viaducs et système de justice fissurés

Viaduc de la Concorde, 09-2006

Comme nos ponts et viaducs, le système de justice se fissure. Dans un article du 31 mars, Bryan Myles décrit dans le Devoir les fissures du système de justice du Québec. Puisqu’il est question de fissures, celles des infrastructures routières résultent-elles de simples coïncidences? Quand on pense aux révélations contenues dans Sexy béton, l’intégrale, on est forcé de constater un lien direct entre laxisme administratif et manque de rigueur judiciaire. C’est avant tout parfaitement injuste que nos vies soient en danger sur des routes et des ponts que nous avons payés, à cause de la négligence de fonctionnaires et de politiciens dont nous assurons le salaire, le tout sous le regard blasé de juges qui, à nos frais aussi, ne sévissent pas contre la portion pègreuse de l’industrie de la construction. Et pour cause : dans certains cas, elle a contribué à leur nomination! S’il-vous-plaît, signez cette pétition : http://tinyurl.com/4u8evc5

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Un grand merci à tous nos spectateurs!

Pierre Collin dans le rôle de Claude Goyette (Photo : Robert Etcheverry)

Les représentations de Sexy béton, l’intégrale au TDP ont bénéficié d’un accueil extraordinaire. Merci à tous nos spectateurs. La critique a aussi salué généreusement le travail de Porte Parole ainsi que son engagement envers les victimes d’un système qui tend à récompenser les magouilleurs et à faire taire ceux qui les dénoncent. Pour que ces derniers soit moins faciles à ignorer, nous allons bientôt publier sur Twitter les commentaires de spectateurs recueillis à chaud à la sortie de Sexy béton. N’hésitez pas à poursuivre le débat ici ou sur la page Facebook de Porte Parole. À ce propos, n’oubliez pas de signer la pétition de Mireille et Claude Goyette sur le site de l’Assemblée nationale. Transmettez le lien à vos proches et amis : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1317/index.html


La pétition du viaduc de la Concorde : plus de 1000 signataires

La pétition dite « du viaduc de la Concorde » lancée sur le site de l’Assemblée nationale par Mathieu Traversy, député de Terrebonne, à la demande de Mireille Reid et Claude Goyette a franchi le cap des 1000 signatures. Au lendemain de la série de représentations de Sexy béton, l’intégrale au TDP, l’intérêt des spectateurs pour cette juste cause est manifeste. Si ce n’est déjà fait, soutenez leur démarche sans tarder en signant la pétition.

Mireille et Claude, qui assistaient à la pièce tous les soirs, vous en remercient. S’il-vous-plaît, transmettez ce lien à vos proches et amis en leur recommandant de faire de même, pour que le mouvement prenne de l’ampleur : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1317/index.html


Porte Parole vous invite à une soirée de poker

Porte Parole vous invite au SPEAKeasy, soirée de poker décadente et frimeuse dans l’esprit des années 20, où vous pourrez boire, déguster de menus hors-d’œuvre, danser au son jazzé du DJ Myles Hainsworth et bien sûr… jouer au poker!

Il y aura deux catégories de jeu : vous pouvez jouer simplement avec des joueurs professionnels (nous aurons même une « Table d’enseignement » si vous désirer apprendre les rudiments du poker), et celui qui aura amassé le plus gros montant remportera une magnifique toile de Kai McCall! Pour les joueurs ambitieux, nous aurons des points limités à 3 Tables de Tournois, où le Grand prix sera disputé – 2 billets situés derrière le banc des joueurs à une partie du Canadien au début de la saison 2011/2012, en compagnie des frères Molson!

À la fin de votre partie de poker, vous pouvez vous procurer des billets de tombola avec vos jetons restants. Voici quelques-uns des prix, jusqu’à maintenant :

  • une photographie de Serge Clément
  • une adhésion au gym du Club Mansfield
  • des billets pour un concert, accompagné par l’ex-critique de musique de la Gazette (désormais critique de film) T’Cha Dunlevy
  • une dégustation de vin chez-vous organisée par le sommelier Bill Zacharkiw.
  • un tour guidé « Les goûts de Montréal » pour 2 avec My Bicyclette
  • un certificat-cadeau de chez Lola & Emily
  • un certificat-cadeau de chez Cosabella Lingerie
  • deux places à l’atelier Cuisine Vivante du restaurant Crudessence.
  • un certificat-cadeau de Tavan & Mitto
  • un certificat-cadeau de ALDO Group
Le jeudi 24 février 2011, à 19 h – Le poker débute à 20 h précises. Le Lion d’Or, 1676, rue Ontario Est, coin Papineau.

Billet régulier : 100 $ – Billet pour flambeur : 200 $ Des reçus pour fin d’impôt seront émis pour un montant de 75 % du prix du billet.

Atours des Années Folles fortement suggérés.

Pour plus d’information et vous procurer des billets, veuillez envoyer un courriel à stephblanshay@hotmail.com


Sexy béton : des critiques élogieuses

France Rolland, Brett Watson et Maude Laurendeau-Mondoux dans Sexy béton. Photo : Robert Etcheverry

Les premières critiques parues à propos de Sexy béton, l’intégrale sont élogieuses. Alexandre Vigneault parle de « pertinence absolue » dans La Presse, tandis qu’Yves Rousseau conclut, sur le site Le Quatrième, que la pièce est « à voir absolument. » Nous sommes absolument d’accord avec eux…