La question des infrastructures qui sous-tend Sexy béton trouve un prolongement cette année dans le débat sans cesse grandissant au sujet de la reconstruction de l’échangeur Turcot à Montréal. L’enjeu : à quoi ressemblera le futur de notre ville. Des groupes de résidents du sud-ouest, de quartiers comme Saint-Henri, Côte Saint-Paul et le Village des Tanneries, ont mis de l’avant leurs soucis de sécurité publique. Mobilisation Turcot est un groupe qui travaille fort à donner aux citoyens matière à discussion au sujet de la politique publique.
La question est complexe, elle englobe génie civil, santé publique, planification urbaine et politique, mais l’impact est très réel. L’échangeur Turcot – un labyrinthe de voies d’accès, de viaducs et d’intersections unissant les autoroutes 20, 15 et 720 – est une des infrastructures les plus étroitement surveillées au Québec. Sa hauteur considérable au-dessus du sol signifie que toute défaillance de sa structure serait catastrophique. Mais le reconstruire représente aussi un énorme chambardement pour le voisinage.
Le future de Turcot symbolise l’enjeu pour toutes les infrastructures montréalaises et le système de transport – et sans aucun doute, celles de toute l’Amérique du Nord. Est-ce que la voiture va continuer d’être le moyen de transport dominant pour les 50 prochaines années comme elle le fut pour les 50 précédentes?
Plusieurs de ces enjeux sont admirablement présentés dans un nouveau livre titré Montréal at the Crossroads (Montréal à la croisée des chemins) co-édité par Pierre Gauthier, Jason Prince et Jochen Jaeger. Voici la description du livre selon le site Web de la librairie de l’université Concordia :
« Les ingénieurs des transports et les dirigeants politiques sont sur le point de prendre des décisions qui affectera Montréal pour les futures générations. Dans les villes à travers l’Amérique du Nord, les infrastructures de l’ère de la voiture comme les autoroutes élevées sont en décrépitudes. Montréal en a un exemple spectaculaire : l’échangeur Turcot. Devant l’urgence de la situation qui demande des mesures immédiates, quelle est la meilleure chose à faire? Quels principes doivent guider nos actions? La crise environnementale oblige les villes à penser au coût environnemental de la dépendance aux voitures. C’est le moment de soupeser également les coût sociaux, culturels et économiques de l’auto mobilité effrénée. Le débat de Montréal est pertinent pour toutes les villes qui doivent décider si leur futur est toujours dicté par la voiture. Ce livre comporte des textes en français et en anglais. »
(Traduction de Porte Parole)


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