Au cas où quelqu’un aurait besoin d’un rappel à propos de l’urgence du problème des infrastructures à Montréal, en juillet dernier, un morceau de béton est tombé d’une corniche l’Hôtel Marriot et est venu s’écraser sur la terrasse d’un restaurant de sushi, tuant une femme de 33 ans et blessant son conjoint. Selon un article de La Gazette de Montréal du 21 août dernier, le propriétaire de l’hôtel n’a pas produit de rapport de sécurité. Ensuite, durant l’été, un bloc de béton s’est détaché de l’Échangeur Turcot et a blessé, dans sa chute, un travailleur de la construction qui travaillais dessous.
L’énormité de ces enjeux a été un défi constant pour Sexy béton. Il y a l’aspect humain : des vies perdues, sur la rue Peel, et bien sûr, sous le viaduc de la Concorde il y a trois ans. Nous devons parler de ce sujet avec sensibilité, sans oublier ceux qui ont souffert. Il y a aussi le complexe aspect technique de ces incidents : même si c’est difficile de comprendre complètement la faiblesse de l’ingénierie et de l’entretien, cela devient évident qu’il n’y a pas une tragédie de semblable. Comme les acteurs de Sexy béton, nous voulons blâmer quelqu’un, mais la responsabilité est une affaire compliquée.
Parce que les enjeux sont si sérieux, en parler – ou même monter une production à ce propos – apparaît comme une affaire sérieuse. En conséquence, pas de plaisir. Cependant Porte Parole veut élever la discussion. Il y a des intrigues, de l’humour et de l’excitation à se colleter avec la longue histoire des problèmes d’infrastructures de Montréal. Notre but avec la dernière mouture de Sexy béton est de le prouver.


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