La corruption, la collusion, et accessoirement… la construction

Il y a plusieurs façons de réagir aux preuves grandissantes de corruption et de collusion parmi les compagnies de construction responsable pour les routes et les ponts du Québec. La plus commune semble être le cynisme. Dans les commentaires des journaux, vous pouvez presque entendre les soupirs affectés de désabusement et les sarcasmes envers ces personnes qui – dans leur naïveté – peuvent vraiment être scandalisés par ce qu’ils lisent.

Pour paraphraser plusieurs des commentaires que j’ai lu, l’essentiel de ce que les cyniques disent c’est : « Vous pensez que c’est du nouveau? »

Le Globe and Mail rapporte que 80% des projets de construction routières sont contrôlés pas la mafia de Montréal, suite à une enquête de Radio-Canada (émission Enquête ).  Et ce matin, pour nous qui sommes impliqués dans la trilogie Sexy béton, nous découvrons cette histoire à propos de Laval, où, bien sûr, le viaduc de la Concorde s’est effondré en 2006 :

“Un petit groupe de huit entrepreneurs obtient les trois quarts des sommes versées par la Ville de Laval pour ses travaux de voirie et d’infrastructures, selon une compilation des soumissions publiées entre 2001 et 2008 dans le système officiel d’appel d’offres du gouvernement du Québec.” Bruno Bisson, La Presse, le 21 octobre

À quel point une société est capable de passer du cynisme à une indignation suffisante pouvant amener à un changement?

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