Woody Allen a dit : «Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour.» Toutefois pour ma part, ces derniers temps, je sens un vent de participation citoyenne qui se lève. Est-ce qu’on en a toléré assez pour réclamer un peu mieux?
Aujourd’hui, on a découvert un petit quelque chose à déguster dans La Presse.
Cette caricature reflète l’importance des enjeux qui font l’objet de reportages à l’émission Enquête depuis une semaine. Si vous avez manqué l’épisode de la semaine dernière sur le “Génie sous haute surveillance”, vous pouvez le visionner en vous rendant à Tou.tv
Un témoignage choc est paru cette semaine dans les médias: le policier qui a supervisé l’enquête de l’effondrement du viaduc du Souvenir à Laval est persuadé qu’il y a eu négligence criminelle. Et bien sûr, non punie: “Il y a eu des blâmes et des reproches, mais jamais d’accusations”, selon le résumé du reportage d’Alain Gravel. Ce reportage sera diffusé à 20h, demain jeudi le 4 mars à l’émission Enquête sur les ondes de Radio-Canada.
Si ces déclarations ne sont pas de grandes surprises pour tous ceux qui connaissent la trilogie Sexy béton, cela laisse présager qu’on va en entendre davantage dans les semaines à venir. Et ça, c’est une bonne chose!
Ce week-end, j’ai eu l’occasion de voir un film que je voulais voir depuis longtemps : L’Affaire Coca-Cola. Il s’agit d’un documentaire comme je les aime : ceux qui explorent la relation entre David et Goliath, la victime et son oppresseur, le pauvre et le riche. Comme Sexy béton, qui est ancré sur l’expérience des familles après l’effondrement, ces types de documentaires stimuent notre volonté d’aller au-délà des structures de pouvoir en place. Lisez la suite – »
Enthousiasmée d’entendre un titre comportant Concorde à l’antenne de Radio-Canada ce matin, je me suis dépéchée de faire ma revue de presse ce matin. Toutefois, l’histoire en question traitait oui d’un effondrement mais non pas d’un pont, sinon celui de l’avion supersonique Concorde. S’ouvre aujourd’hui le procès sur l’accident de Continental Airlines à Paris qui a tué 113 personnes et mis fin à son utilisation commerciale.
Quand j’ai découvert la pièce Sexy béton, j’étais agréablement surprise à quel point la forme du théâtre documentaire a un impact bien différent de celui du cinéma documentaire. Les pièces font converger les personnes touchées de proche ou de loin par l’histoire de Concorde, les discussions après les pièces permettent notamment de partager avec ces gens. A travers ces moments de partage et d’autres entrevues avec l’auteure Annabel Soutar, des membres des familles des victimes telles que Maria Mercadante, les Goyettes ou André Perrier, le metteur en scène de Sexy béton I -II, j’ai eu la chance de comprendre la guérison qu’influence cette forme d’art méconnue.
«Annabel Soutar sait décidément écrire : la chute du viaduc de la Concorde est un événement réel qu’elle a su manier en dramatisant les faits sans les trahir. Vous avez raté le premier et le second épisode ? Vous assisterez au troisième et comprendrez chaque mot, chaque intention. C’est grâce en partie, au talent de cette jeune auteure, dont la compagnie est à suivre de très près. Plus que de transmettre l’actualité de l’événement, elle la retourne dans tous les sens tout en y conservant le cœur intact.» Mélanie Thibault
Check out Porte Parole’s most recent video production where we explore the topic of documentary theatre using the Sexy béton show as our prime example. Featuring interviews with Carole Fréchette, dramaturgical consultant for Sexy béton I, Annabel Soutar, playwright, and Maria Mercadante, who, of course, is a principle character in the trilogy, this video shows scenes from both Sexy béton I – II and how the issue at hand fits into the Montreal context.